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La danse après la Covid-19

Nous sommes en décembre 2020, et cela fait 9 mois que nous n'avons pas pu danser librement, tant en soirée entre amis qu'en concert, festival, évènement, practice, mariage, stage, concours, tournoi ou même guinguette. Tant la danse en couple que la danse solo, que ce soit la danse sociale ou la danse classique, modern Jazz, le peuple n'a plus le droit de danser. Si cela vous affecte autant que moi, je vous propose une analyse des causes et des conséquences de cette absence de danse, mais également un peu d'espoir avec l'après Covid-19, avec une reprise que nous espérons tous très intimement.

A la lumière de penseurs de tous les temps, voici une analyse mêlée de citations pertinentes au vu de la situation actuelle qui pourrait nous faire croire que danser n'est pas essentielle...

Comment en sommes-nous arrivés à un arrêt total de la danse en France ?

Quelles sont les solutions palliatives au manque de danse en attendant la reprise ?

Pourquoi est-il fondamental de danser à nouveau dès que nous en aurons le droit ?

Voici les réponses axées danse à la crise sanitaire actuelle.

La France n'a plus le droit de danser

“Vivre, c'est danser, j'aimerais mourir à bout de souffle, épuisée, à la fin d'une danse ou d'un refrain.” Joséphine Baker

C'est une réalité, danser en ce moment est un chemin de croix. Les lieux usuellement ouverts au public sont tous fermés, les salles d'évènementiel n'ont pas le droit d'être louées, les réunions privées sont interdites, les rassemblements familiaux sont officiellement limités à 6 personnes, et le port du masque n'arrange rien durant l'effort.
Mais tout ceci n'est pas arrivé du jour au lendemain. Peu à peu les lieux et les conditions de pratique de la danse ont connu une gradation des mesures gouvernementales jusqu'à un deuxième confinement, et ce au lendemain de la rentrée scolaire. Revenons sur les évènements.

Un premier confinement indispensable

“Il n'y a pas de danse sans que le diable y mette sa queue.” Proverbe Suédois

Le début de l'horreur arrive en cette année 2020. Nous découvrons courant février 2020 que la Covid-19 arrive en France, et pas qu'un peu. Nous ignorons tout de cette maladie, qui semble meurtrière selon les médias et les médecins, tant et si bien que je me demande si je continue mes soirées à plus de 300 personnes au Concorde Atlantique et au Café Oz de Denfert Rochereau, de peur de contaminer tout le monde et d'être responsable de la transmission du virus entre danseuses et danseurs, voire leur mort potentielle. Je me souviens très nettement de mes angoisses à l'approche du WE des 15 et 16 mars. Mais l'Etat devance une prise de décision individuelle et ferme le pays, confine l'ensemble de la population française à partir du lundi 17 mars, fermant les restaurants et les bars le samedi 15 mars à minuit.

S'en suivent plusieurs semaines horribles où je me vois annuler l'intégralité des évènements prévus, dont le WE Rock 4 You en Normandie à guichet fermé... L'angoisse grandit, risquant la maladie nous nous enfermons à la maison, nous fermons la boutique. C'est le début annoncé de l'arrêt de la danse telle que nous l'avons pratiquée pendant de nombreuses années.

Nous avons donc fermé les écoles de danse, les salles de soirée, de spectacle, de concours, de gala, de bal. Quelle tristesse, mais nécessaire pour ne pas se contaminer.

Un été chaotique

“Si les hommes ne dansaient pas sur les volcans, je me demande où et quand ils danseraient ; l’important est de bien savoir qu’on a le volcan sous les pieds afin de goûter son vrai plaisir d’homme libre.” Jacques Perret

A partir de mi-mai, le déconfinement est opéré, mais avec très peu de commerces et zéro loisir. Cette interdiction tiendra jusqu'à fin juin. Nous pouvons donc à nouveau aller et venir, mais sans activité extra-professionnelle, sans contact humain physique, sans lien social fort. Voici le début des explications quant à cette maladie, ainsi que le début des mesures gouvernementales arbitraires, restrictives, mais floues et fluctuantes. Nous commençons à nous improviser juristes pour deviner ce à quoi nous avons droit et ce à quoi nous n'avons pas droit :

Quel type de salle a le droit d'ouvrir ? Quelles sont les mesures sanitaires ? Quelles sont les jauges de limitation de personnes dans un lieu ? Quels sont les ratios de m²/pers. ?

Toutes ces questions ont des réponses floues, volontairement ambigües, qui ne facilitent pas la communication avec les danseuses et les danseurs. Par exemple l'Etat indique à l'oral que les salles de danse sont fermées, or il s'agît de la fermeture des salles de type P "salles de danse" correspondant aux discothèques et clubs, et non aux salles de type X "gymnase", de type L "salle polyvalente", de type R "salles d'enseignement". La grande majorité des salles accueillant des cours de danse peut donc ouvrir, et l'activité de danser n'est pas interdite, mais la communication orale du gouvernement installe un énorme doute dans la tête des danseuses et des danseurs qui désertent les cours de fin d'année et de rattrapage en juillet.

Soit, la fin d'année scolaire 2019-2020 est foutue. Mais quid de la nouvelle année ? Les gens seront-ils au rendez-vous malgré l'épée de Damoclès d'un reconfinement au-dessus de leur tête ?

Les chiffres nationaux à ce sujet ne sont pas glorieux : les clubs sportifs et les écoles de danse ont enregistré de 20% à 50% de réduction du nombre des inscriptions entre septembre 2019 et septembre 2020. Pour mon école de danse Rock 4 You en plein décollage, nous doublons le nombre d'inscrits, aussi je ne ressens pas cette baisse. Mais force est de constater que tous mes confrères plongent, et commencent à alerter les autorités, notamment par le biais de Paris 2024 pour la préparation des Jeux Olympiques. Le rapport public à ce sujet est édifiant : la culture et le sport plongent, et les aides ne sont pas là, malgré les annonces gouvernementales.

Mais les gens sont motivés, les classes se remplissent et les cours commencent début octobre après le recrutement tout septembre. Sur 7 salles, 6 sont fermées administrativement car du mauvais type (P, N, L, X), et les cours continuent dans l'unique type de salle encore autorisé à ouvrir : salles de type N. On ressent comme un gigantesque absurdité ambiante : c'est dans la salle la plus petite que nous avons le droit de danser ! Heureusement elle est équipée d'un extracteur d'air et non d'une climatisation, limitant les chances de dispersion du virus. Malgré des mesures gouvernementales changeant tous les mercredis / jeudis, l'année s'entame, et 3 semaines de cours se passent en ayant le droit d'ouvrir... avant un couvre-feu à 21h, empêchant toute activité de loisir faute de temps suffisant de transport entre le travail, le lieu de l'activité, et le retour chez soi.

Un reconfinement mortel pour la culture et le sport

“La mort est la plus laide des cavalières, c'est pourtant celle avec qui on danse le plus longtemps.” Laurent Apicella

Nous sommes maintenant dans l'horreur : un reconfinement est décidé par le gouvernement, et la culture plonge à nouveau, la danse est à nouveau impossible. Cela fait 9 mois qu'il n'y a eu aucune soirée, et Rock 4 You n'a donné que 7 semaines de cours en 9 mois. Les perspectives sont tout aussi tristes : on parle d'une réouverture pas avant mi-février 2020, et un retour à la normale espéré horizon septembre 2021.

A aucun moment la danse ou le sport n'ont clairement été interdits, mais leur lieux de pratique sportive ont été fermés, et les conditions d'usage à grands renforts de mesures sanitaires drastiques ont rendu la pratique de ces sports extrêmement compliquée voire impossible. On parle de 4m²/pers. voire de 8m²/pers. autant dire que toutes les salles des grandes villes seront de facto trop petites pour accueillir un nombre suffisant de personne par session garantissant la rentabilité d'un cours.

Pour les soirées c'est encore pire, les salles de type P accueillant les soirées, les practices, les galas et les bals sont tout simplement fermées pour une durée indéterminée. Il en est de même pour les mariages et les soirées privées : avec 6 personnes maximum il n'est pas question de pouvoir danser.

C'est donc toute la danse qui plonge, mais également le sport pour adulte à ce jour interdit, ainsi que la culture d'une manière générale, avec les théâtres, les cinémas, les musées qui restent fermés malgré des protocoles sanitaires très stricts qui avaient été mis en place à la demande de l'Etat. Là aussi, pas de date de remise en service de ces activités extra-professionnelles et de loisir.

Les solutions alternatives à la danse en présentiel

Le gouvernement s'en est assuré à grands coups de mesures sanitaires et de restrictions du vivre ensemble : nous ne pouvons plus nous rassembler pour danser. Mais comment se passer de cette passion si vitale pour grand nombre d'entre nous ? Voici quelques alternatives que nous vous proposons :

Visionner des vidéos de danse sur Internet

“Chaque jour il faut danser, fût-ce seulement par la pensée.” Nahman de Braslaw

Il nous reste bien la possibilité d'analyser comment dansent nos idoles, nos grands maîtres de danse, ou tout simplement nos chouchous qu'on trouve trop mims. Là direction les réseaux sociaux et les vidéos en streaming pour trouver des sources d'inspiration ou tout simplement profiter du spectacle. En effet, avec l'évolution technologique de ces 10 dernières années, il est devenu excessivement simple de se filmer et d'héberger une vidéo sur internet, aussi la danse jouit d'une couverture médiatique tel qu'il n'a jamais été le cas depuis la nuit des temps.

Apprendre à danser en suivant des cours en vidéo depuis chez soi

“Danser en temps de guerre, c’est comme cracher à la gueule du diable.” Afid Aggoune

Evidemment le site www.bien-danser.com ayant été créé pour ce type de situations (bloqué chez soi, horaires décalées, absence de partenaire, vie à distance des grandes villes, grande timidité), c'est tout naturellement que nous vous conseillons de suivre nos cours sur ce site ! Rock, Salsa, West Coast Swing, Danse Orientale, Danses de Mariage dont la Valse, et même danse en Boîte de Nuit, nous vous proposons tout un panel de danses sociales qui vous permettront de vous perfectionner en attendant le retour des cours et des soirées en présentiel.

>>>>> https://www.bien-danser.com/cours-de-danse-en-ligne/ <<<<<

Vu le contexte, nous nous engageons à analyser toutes les vidéos de danse que vous nous envoyez, et à vous corriger dans les plus brefs délais pour que vous continuiez à vous améliorer quotidiennement ! C'est le moins que l'on puisse faire pour conserver un lien en cette période si troublée...

Ecouter les chansons sur lesquelles on danse pour se les approprier

“La musique nous aide à construire nos vies spirituelles, nous apaise, nous console, nous redonne de la joie, nous rend allègre, nous fait danser, chanter.” Eric-Emmanuel Schmitt

L'analyse musicale nous permet de mieux détecter les moments importants, les accents, les phrasés et les nuances d'une musique, d'une chanson. L'écoute active est fondamentale pour progresser en danse, et il est rare de trouver le temps et l'énergie de se concentrer sur ce point.
C'est pourquoi nous vous invitons à écouter les morceaux que vous préférez et qui passent en soirée pour vous améliorer et pousser l'interprétation sur ces chansons à leur optimum !
Si vous souhaitez découvrir ou redécouvrir les playlists des soirées organisées par Rock 4 You, tout est sur notre chaîne Spotify ici :

>>>>> https://open.spotify.com/user/rock_4_you <<<<<

Soutenir les écoles de danse et les danseuses et danseurs professionnels

“Danser, c’est comme parler en silence. C’est dire plein de choses sans dire un mot.” Yuri Buenaventura

Nous souhaitons tous une seule et même chose : sortir le plus rapidement possible de cette horreur actuelle où la vie sociale est interdite. C'est pourquoi l'après confinement et restrictions gouvernementales est dans la tête de chacune et chacun d'entre nous. Mais la réalité économique peut détruire des vies, provoquer la faillite des structures pourtant les plus compétentes. Aussi nous vous encourageons à soutenir ces structures et ces personnes, notamment en leur offrant de la visibilité sur la toile. Il est très facile et rapide de mettre une bonne note sur Google ou sur Facebook à une école ou un prof, il est très simple de parler de nos profs préférés autour de soi, et cela aide vraiment les structures concernées.

Souvent les élèves ne prennent pas le temps de faire ce petit geste simple. Là, du temps, nous en avons tous ! Alors n'hésitez pas 😉
C'est en mon sens l'action qui peut le plus garantir une bonne reprise après tout cet enfer, et vous assurer que votre école préférée survive au cataclysme que nous vivons depuis presque 1 an.

Dansons à nouveau dès que nous le pourrons

Voici quelques raisons fondamentales pour lesquelles il faudra reprendre la danse dès que possible !

Choisir avec qui profiter le proximité physique suscitée par la danse

“Les transports en commun, c’est bien ; sauf qu’aux heures de pointe t’as l’impression de danser un slow avec quatre-vingts personnes en même temps !” Laurent Ruquier

Il est quand-même plus agréable de choisir avec qui on a une proximité physique, plutôt que de la subir, masqués, dans les transports en commun ! La découverte de l'autre n'aura jamais eu autant de sens qu'après tant de mois d'interruption de la vie sociale. Nous aurons tant de temps à rattraper, d'occasions manquées telles que des anniversaires, des mariages, des naissances et malheureusement des décès que nous n'avons pu échanger que par visio... La vie doit reprendre urgemment ses droits et nous nous efforcerons d'en jouir autant que possible !

Communiquer grâce à son corps en dansant

“Il faut se poser un milliard de questions pour espérer bien danser. Sur l'époque, le costume, l'âge du personnage, ses traits de personnalité, ce que la musique suscite, jusqu'à réussir à se créer un texte qu'on dira avec le corps.” Aurélie Dupont

Aucun mot, aucune image ne peut traduire le langage du corps. Aurélie Dupont en parle parfaitement bien, ces milliards de questions qui ne sont souvent pas même verbalisées, que l'on accueille intérieurement et intimement, jaillissent lorsque l'on effectue un pas de danse, un port de bras. Danser c'est communiquer avec soi, avec son intimité, et profiter de chaque instant si éphémère ainsi créé. Nous ne pouvons pas éternellement nous passer de cet échange intérieur, vivement la reprise de la danse !

Conclusion

Vous l'aurez compris, nous ne sommes pas prêts d'arrêter de danser ! Tant qu'il y aura de la vie, il y aura de la danse, et la reprise de cette vie sociale mise entre grandes parenthèses n'en sera que plus formidable ! J'ai hâte, vous avez hâte, nous sommes tous dans l'attente de la reprise de la vie, la vraie, celle ou l'on peut danser !

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